Histoire
Article détaillé : Histoire de
l'Égypte
Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des
civilisations les plus brillantes de l'Orient ancien, l'Égypte antique .
Après de nombreuses invasions et occupations diverses, le pays tomba
définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de l'ère chrétienne.
Sa culture reste encore aujourd'hui fortement marquée par l'identité arabe, dont
le président Nasser fut l'un des plus célèbres
pionniers.
De nos jours l'Égypte musulmane s'inscrit dans un cadre politique
moyen-oriental, marqué par ses nombreux conflits avec l'Etat d'Israël. Outre ses ouvrages
monumentaux tels que le canal de Suez ou le barrage d'Assouan,
elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques,
présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de
nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que
l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la portée et la
grandeur.
Dirigeants
Article détaillé : Dirigeants
depuis 1803
Politique
Article détaillé : Politique de
l'Égypte
Gouvernorats
Article détaillé : Gouvernorats
de l'Égypte
L'Égypte est divisé en 26 gouvernorats (muhafazat, singulier -
muhafazah) :
Ad
Daqahliyah, Al
Bahr al Ahmar, Al
Buhayrah, le Fayoum (Al Fayyum), Al
Gharbiyah, Al
Iskandariyah, Al
Isma'iliyah, Al
Jizah, Al
Minufiyah, Al
Minya, Al
Qahirah, Al
Qalyubiyah, Al
Wadi al Jadid, Ash
Sharqiyah, As
Suways, Assouan, Assiout, Bani
Suwayf, Bur
Sa'id, Dumyat,
Janub
Sina', Kafr
ash Shaykh, Matruh,
Qina,
Shamal
Sina', Suhaj.
Géographie
Outre la capitale, Le Caire, les grandes villes
égyptienne sont les suivantes : Alexandrie, Assouan, Assiout, El-Mahalla
El-Kubra, Gizeh, Hurghada, Mansourah,
Louxor, Karnak, Kom Ombo, Port
Safaga, Port
Saïd, Charm el-Cheikh, Shubra-El-Khema,
Suez,
Zagazig.
On distingue généralement quatre régions, la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la
Haute-Égypte et la Nubie.
L'Egypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa
population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil, 24 kms dans
sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 kms, mais peut n’avoir
qu’une centaine de mètres. Le reste du territoire est désertique.
- Au sud, le Nil se heurte à une barrière montagneuse; à mesure qu'il se
dirige vers le nord, le paysage devient de plus en plus plat et désertique.
- Au nord du Caire, la vallée se transforme en un vaste delta de 200 km de
large, semblable à un grand éventail fertile plongeant dans la Méditerranée.
- A l'est de la vallée se trouve le désert d'Arabie, à l'ouest le désert de
Libye, plateau aride ponctué de formations géologiques bizarres et d'oasis
luxuriantes.
- A l'est, par delà le canal de Suez, s'étend la péninsule du Sinaï,
extension du désert d'Arabie, où le mont Sainte-Catherine culmine à 2 642 m.
Si l'Égypte est à 94 % désertique, elle n'en abrite pas moins divers
écosystèmes qui se sont adaptés à des conditions particulièrement
hostiles : lotus, papyrus, palmiers, tamaris, acacias, jacarandas,
poincianas, mangroves...
Côté faune, on dénombre environ 430 espèces d'oiseaux et une centaine de
mammifères, au nombre desquels les dromadaires, les ânes et les gazelles... On
comptait auparavant une variété extraordinaire de grands mammifères (léopards,
oryx, hyènes, lynx du désert...), aujourd'hui anéantis par la chasse. Très Ã
leur aise, en revanche, 34 espèces de serpents, des scorpions et quelques
crocodiles du côté d'Assouan.
Voir aussi l'article : Géographie
de l'Égypte
Climat
Le climat de l’Égypte est exceptionnel et se résume à deux mots : chaud
et sec. L’air y est particulièrement sec et salubre, et seul le Nil fait qu’on
n’y retrouve pas totalement le climat saharien. En hiver, la température est
douce et les gelées nocturnes sont exceptionnelles. Mis à part les mois de
janvier, février et mars, parfois assez froids dans le nord, les températures
moyennes avoisinent 20° sur la côte méditerranéenne (maximales 31°) et 28° Ã
Assouan (maximales 50° !). Dans le désert, les extrêmes sont de rigueur -
incandescent le jour, glacial la nuit.
Devenue sensiblement plus humide depuis la construction du haut barrage, la
Haute Égypte ignorait pratiquement la pluie dans l’Antiquité, au point que
celle-ci apparaissait comme un présage, en général funeste, aux yeux de ses
habitants.
Le Delta et surtout le cordon littoral connaissent une moins grande
sécheresse. Pendant l’hiver, de violentes ondées transforment la région en
marécages, mais ces précipitations restent encore assez rares (la moyenne au
Caire est de six jours de pluie par an). Alexandrie est la ville égyptienne qui
reçoit le plus de précipitations, environ 19 cm/an, tandis qu'Assouan ne reçoit
qu'environ 10 mm tous les cinq ans.
Au printemps sévit assez souvent le khamsin, un vent sec, chaud et très
poussiéreux , souffle brûlant des déserts du Sud-est. A la vitesse de 150 km/h,
il arrache les feuilles des arbres et donne au ciel une teinte orange foncé;
l'air se charge de poussière ce qui rend la respiration oppressante. Pendant
cette saison, l’Égypte connaît quelques violents orages, symbolisés par le dieu
Seth.
En été, la température est élevée, mais une brise régulière du nord
rafraîchit l’atmosphère, si bien que cette chaleur sèche est plus supportable
qu’une chaleur humide.
Ce grand soleil, cette chaleur sèche n’ont pas été sans influencer sur les
mœurs des anciens Égyptiens : le besoin de vêtements ne se faisait guère
sentir, mais la perruque était utile pour se protéger des rayons du soleil; les
bains et les soins de la toilette rafraîchissaient l’épiderme, tandis que les
fards, les cosmétiques, les parfums protégeaient la peau et les yeux de la
réverbération solaire, et masquaient l’odeur de la transpiration.
C’est aussi pour recueillir quelque fraîcheur que l’on construisait en
briques épaisses, que l’on travaillait sous les vérandas, que les gens aisés
cachaient leurs demeures dans la verdure des jardins.